Hélène et Alfred

Il y a de ces couples sympathique pour qui travailler est un réel plaisir. Hélène et Alfred font partie de cette catégorie.

Nous somme aujourd’hui le 2 mai, et je dois l’avouer, j’ai hâte que la chaleur arrive. Mais qu’à cela ne tienne, je met aujourd’hui ce mariage d’hiver en ligne. 😉

Hélène et Alfred ont cette chimie que moi et ma douce avons nous même, c’est-à-dire un joyeux mélange de folie et de sérieux. Travailler avec eux n’est pas seulement un plaisir, mais c’est une joie assuré quand on y mélange toutes ces discussions qui vont tout azimut.

Ce mariage Maronite catholique égyptien fût célébré à St-Eustache. À la sortie de l’église, la mariée et ses dames d’honneurs ont eu le courage de poser sans manteau, qui je dois le dire, était très brave de leur part. Après quelques moments de poses et de plaisir assumé, notre couple et la table d’honneur ont décidé d’aller se réchauffer en prenant un café bien mérité chez Tim Hortons. La suite s’est déroulé en danse avec de la musique traditionnelle et de la danse de baladi.

Merci à vous deux, j’ai eu beaucoup de plaisir à travailler pour vous. 😉

 

Dominique De Mari photographe

514-750-7492 ou info@lifestyleimages.ca

 

La différence! Vraiment?

Quand je me suis levé ce matin, je n’aurais jamais deviné que j’allais vous partager un billet sur ce sujet. La différence! La différence de religion, des provenances, de coutumes….

 

C’est en voyant les images d’un lien mis sur Facebook par un de mes contact que ce besoin est venu. On y voyait des gens issue d’une communauté vivre et s’amuser. En fait, ces images ont été prise par différents auteurs, portants toutes sur le même sujet, l’étonnement que cette communauté en question a suscité au sein de l’esprit de ces photographes (pro ou en herbe), au fait que cette communauté puisse aussi s’amuser, comme toute autre communauté. Eux, ça semblait les étonner, ce qui explique ces images. Moi? Pas du tout! Ne sommes nous pas tous animé de ces même désir de liberté, de s’exprimer, de vivre entièrement?

 

J’ai longtemps fais du mariage au sein de deux communauté, italienne et québécoise. Quelque chose de tout à fait normal quand on y pense, moi qui suis le fruit de ces deux communautés. Mais au milieu des années 2000, quelque chose à soudainement changé et j’ai de plus en plus été engagé pour couvrir les mariages de différentes communautés culturelles. Au début, j’ai eu l’impression de vivre une expérience unique, quelque chose de nouveau, puis je me suis vite aperçu qu’au fond, la différence est dans l’œil de celui qui regarde, et j’oserais jusqu’à aller dire qu’elle est là, dans l’œil de celui qui n’a pas vu.

 

Je me suis posé la question, devrais-je écrire un article là dessus? Je connais les risques d’associations que peut entraîner un tel article, mais je persiste. J’ai souvent entendu des photographes demandés des informations à propos de tel ou tel type de mariage. Au sein de mes ami(e)s, ma famille, je suis le gars chanceux qui ai la chance de voyager dans les contrés lointaine, tout en demeurant au sein de ma localité. Celui qui capte ce que la plupart des gens ne voient pas généralement. Car au fond, quel est la chance qu’une personne d’entre vous qui n’est pas engagé pour faire la captation de ces mariages ai de voir et de côtoyer autant de cultures et coutumes différentes?

 

La différence vous me direz? Hé bien il y en a, si on s’attarde aux coutumes, aux vêtements, à la nourriture (pour moi qui suis gourmand et curieux, ce boulot est génial!!). Mais qu’en es-t-il de ce qui importe vraiment, les gens? Cette différence au cour des années s’est estompé. Le rituel comporte un différent emballage certes, mais dans sa signification, dans ce qu’elle amène en tant qu’émotion, dans ses craintes et ses joies, ces différences n’existent plus.

 

Le mariage m’a donc amené au seins de différents groupes culturels afin de vivre avec eux cette grande journée qu’est le mariage. Je vous avoue être heureux comme un poisson dans l’eau lors d’un mariage. Je rencontre des gens merveilleux qui m’acceptent chez eux, parmi leur famille, leurs amis. Ils se racontent beaucoup à moi, je deviens en quelque sorte leur confident. Je vois leurs émotions, et parfois je la vit avec eux. Pour ce jour de mariage, je deviens un des leurs, un proche. On vient me voir pour me demander comment faire pour tel ou tel situation. Mes conseils deviennent alors apaisant pour les gens nerveux, et à d’autres moments, ma folie naturelle embarque pour les faire rigoler. Je suis l’invité de la noce qui à une tâche spécifique, rapporter ce que j’y vois.

 

Bon, revenons aux humains, on s’écarte du sujet!!

 

Qu’es-ce que les mariages ont en commun? C’est simple, peut importe le type de mariage, c’est l’union de deux personnes qui désirent passer le reste de leur vie ensemble. Que ce soit devant Dieu, Allah, Yahvé, Jéhovah, Vishnou, Bouddha ou tout simplement pour ceux qui s’unissent devant un magistrat, c’est le même engagement. Vous savez, ce regard qu’un père porte sur sa fille lorsqu’il la voit pour la première fois avec sa robe, les larmes qu’ils retiennent, ce sentiment d’amour et de fierté qui les envahis… Hé bien, c’est exactement le même. Papa est anxieux, dans certains cas, sa princesse quitte la maison pour aller vivre sa vie avec un homme qu’il espère prendra soin de celle qu’il a vu naître, qu’il a vu grandir. Maman elle perd son acolyte dans la maison, celle dont elle a pris un soin jaloux. Elle l’a longtemps peigné, habillé, aujourd’hui, elle veille à ce que sa fille soit impeccable. Elle tourne autour, arrange sa mèche de cheveux, l’aide à attacher sa robe. Le père du marié lui est fier, fiston est rendu un homme (depuis un certain temps quand même), mais le jour du mariage, c’est le jour de l’engagement, son fils entre donc dans cet autre groupe. pour le besoin de la cause, appelons ce groupe “la confrérie des hommes mariés”. Ok, je sais, j’en met trop lol Pour maman, c’est son p’tit homme qui part, et dans la tête de chaque maman, il y a un flambeau inconsciemment qui se transfert, et à qui vous pensez qu’elle le donne ce flambeau? Vous avez deviné, à la mariée.

 

Vous voyez où je veux en venir? Cette différence, vous la croyez toujours aussi grande? Plus moi, et j’avoue qu’elle m’aide énormément à me confondre aux seins des gens, et ce, dans tout les aspects de ma vie.

 

J’ai quelques centaines de mariages sous la cravate. J’ai eu la chance d’assister à des mariages catholique, protestant, luthérien, anglican, maronite, orthodoxe, judaïque, musulman, hindou, Jéhovah, bouddhiste et aussi laïcs. Le rituel change quelque peut, mais l’expérience humaine reste la même. J’ai eu la chance de vivre les coutumes de gens de partout, que ce soit d’ici, d’européen, du moyen orient, d’Asie, d’Indonésie, d’Afrique.

 

Vous savez ce que m’a dit un gourou (célébrant Sikh) un jour? Nous étions au temple Sikh à ville LaSalle, cet endroit que beaucoup appelle le Taj Mahal de LaSalle. Nous sortions et nous étions dans cette pièce où toutes les chaussures sont entreposés, car dans un temple Sikh, on se déchausse. Or, il vient me voir, avec sa grande barbe blanche, son air de sage religieux. Un air qui impose le respect. Il me demande alors qu’es-ce que signifie mon jonc de mariage. Oufff, quoi répondre d’autre que de fouiller dans ce que je connais de la signification des anneaux. Je lui répond donc que cela signifie l’union, et la forme ronde l’infini. Et lui de me répondre en anglais “Not at all. It is simply the smallest handcuffs in the world”. Bon, je venais de me faire avoir, moi qui suis d’habitude rapide a dire des absurdités pour gagner quelques sourire. Une blague d’un prêtre gourou, ça n’arrive quand même pas tout les jours. 😉

 

Alors maintenant, dites moi, sommes nous si différents?